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Arche
J’ai
regardé longtemps la grande arche de pierre
J’ai suivi le soleil aux lignes d’horizon
L’infini de la plaine étendait ses chimères
Les ors du matin dansaient sur le sillon
D’un nuage effilé qui filtrait leur lumière
Projetant sur la roche d’insolites rayons
Cette
arche reliait deux falaises escarpées
Se cambrait improbable par delà le néant
Comme les grains de sable au fond du sablier
Relient l’aube naissante au jour déclinant
La douceur d’un beau rêve à la réalité
Ou l’enfant nouveau né à l’homme vieillissant
Et
si nos mots d’amour étaient ce pont tendu
De mon cœur à ton cœur reliant les trajectoires
De deux vies arrivées à ce point suspendu
Hésitant à choisir de mêler leurs regards
Dans le miroir étrange où les années perdues
Dansent en funambules sur le fil du hasard
Et si cette arche était une voûte d’espoir
Régine© - Août 2004
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