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lointain de mes songes s’est posé l’horizon
Dressant d’un trait brutal ses ultimes limites
Puis tout un paysage de couleurs et de sons
S’est inventé le long de la ligne de fuite
Vallées
plaines ruisseaux vibraient sous le soleil
Aux heures transparentes d’une pure clarté
Il faisait indolence juste au bord de l’éveil
La vie s'alanguissait aux chaleurs de l’été
En
moi comme un écho une alliance profonde
Entre ce que j’étais et les lieux alentours
Légère sur le souffle qui embruissait le monde
Entraînant vers la nuit les effluves du jour
Les
frontières humaines s’effaçaient lentement
Et mon corps apaisé se fondait dans les choses
Pulsation infinie d’un univers troublant
J’étais l’arbre et le temps le respir et la rose
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