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Esquif de lumière
Dans la nuit étoilée
une frêle lumière
Sous la toile amarrée au rebord de la terre
Quelques ombres mouvantes esquissent fugitives
Toute la démesure que la flamme ravive
Comme est fragile
ici le respir de l’enfant
Comme est ample le sein pour l’endormissement
Comme est beau le regard de la femme sereine
Et comme à son visage patience est souveraine
Vaste monde alentour
aux confins infinis
Là-bas un être veille quand un s’endort ici
Vulnérable présence dans cette immensité
Psalmodie régulière du silence tremblé
La vie poursuit
sa course aux multiples errances
Le pas des hommes au loin accélère sa cadence
Mais là dans le secret de la toile dressée
Se joue la fulgurance du temps d’éternité
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