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Etre au monde
L’été
répand ses ors au souffle de la brise
En ces jours infinis que le soir vient trembler
Les mouvances liquides alors s’immobilisent
Et posent à mes pieds des perles de rosée
Le soleil va mourir
en camaïeux de mauves
Glissant dans les feuillages d’immenses ombres noires
Le soleil va mourir en dégradés d’or fauves
Brûlant ses derniers feux au reflet du miroir
Demain…
l’aube nouvelle bruissera de lumière
Mais ce soir en ce lieu tout me semble si beau
Un rayon de silence vient effleurer la mer
Hérissant ses frissons sur le grain de ma peau
Comment dire cet
instant cette osmose profonde
Où le temps suspendu est parfaite harmonie
Seule dans le couchant je me sens « être au monde »
Comme à aucun moment je ne l’avais senti
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