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Bonjour monsieur
Pagnol et jolis coqu'licots
C’était un jour d’été irisé d’ambre
et d’or
Bruissant de mille rais de lumière sonore
La lavande ondulait sur le flanc du coteau
Provence de Pagnol et jolis coqu'licots
J'allais me promenant avant le plein soleil
Encore tremblée de rêve Engourdie de sommeil
Perdue dans mes pensées je ne pouvais savoir
Combien le paysage offrait beauté à voir
Je marchais comme on marche au pas d’amour perdu
De regard égaré de bouche-ne-sait-plus
La rumeur alentour en onde de silence
Allongeait sur le sol l’ombre noire de l’absence
J'avançais au milieu de toutes les splendeurs
Mais mon regard était tourné vers l’intérieur
Les couleurs explosaient en épis aériens
De violets éclatants et je ne voyais rien
C’était un jour d’été je m’en souviens
encore
Aux rondeurs des collines l’azur venait d’éclore
Etirant magistral ses écharpes de ciel
Juste à portée de main l’aube cicatricielle
Je me suis arrêtée sous l’arbre centenaire
J’ai pleuré des torrents j’ai pleuré des rivières
Puis dans la pureté de ce matin nouveau
J’ai pris ma plume et j’ai écrit ces quelques mots
Merci monsieur Pagnol… et jolis coqu'licots
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