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Aquarelle d'Auguste Haessler Sans titre
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Tout ça voir (Extraits) *** Force des départs contre l’abrutissement qui creusait le lit du plus merveilleux amour Impulsion du corps qui ne voulut pas se déprendre de la démesure atteinte Ce savoir comme un prélude à la connaissance Cette flèche vibrante au travers des terres des mers du flou des visages Richesse de celui qui part contre la menace de la perte Qui choisit son désert Qui choisit un rythme à son silence Une altitude à son rêve Qui choisit de devenir tout entier la mémoire du seul amour Pour que tout commence et recommence Hasards mutant vers le bonheur dans sa poigne de barrage invisible *** ENTRE NOUS Lent cheminement du rêve Ses oui ses non Sa cruauté Ses flux ses reflux Sa douceur Etranges Etrangères Par-dessus la vie qui va Par-dessus les vies qui vont Leurs corps Leurs têtes Patients oiseaux de proie aux ailes semble t-il immobiles Perfection invisible du vol Parfois dans les lointains A des années-lumière Dans l’air immobile où il est question d’ éternité Ils se reconnaissent Eprouvent chacun pour soi le vertige d’une fusion d’un autre ordre S’y mesurent Hésitent Passent leur route
La douceur a de bien étranges manières Si on la perd en route Il ne faut pas compter sur elle Pour se faire reconnaître *** Objectivement elle n’avait pas ici Plus qu’ailleurs De quoi se réjouir Mais l’attente du bonheur y était si délicieusement dépourvue d’impatience Quelle se
savait parvenue dans son élément Quand on
sait à quel point ils peuvent prendre toute la place
Vers l’impulsion vers la parole *** Pour trouver si peu d’acquéreurs Il doit être bien prohibitif le prix du bonheur !
*** Nous ne sommes jamais simplement heureux Sans le plein exercice Des paradoxes De la vérité
Ce n’est pas la vérité Qui nous somme de choisir De trancher dans le vif de nos émotions Mais une ruse de la vérité « Ne
te fie qu à ton instinct » dit le poète *** Q’apprendrait l’oisillon Recroquevillé bec ouvert D’un oiseau qui ne volerait pas ?
L’ amour n’a pas vraiment de visage Mais quelquefois L’intensité lumineuse d’un regard Avec ou contre nous Déverrouille la porte
Les aventuriers du plaisir se reconnaissent à leurs stigmates Les aventuriers du bonheur A la lumière qui s’en dégage *** Sans le regard de l’amour La loi terrible de nos vies Restera enfermée dans nos corps Noués comme des sacs *** Le dur second regard Que dans l’Amour Nous portons l’un sur l’autre Est Autant que le premier A notre insu Gorgé
d’Avenir Si Dans le temps qui nous reste Il doit y avoir encore un lit préparé pour nous Que ce soit tout le lit du fleuve !
Garder jusqu’au bout l’innocence de nos sentiments Malgré
le soir qui tombe et sa horde de dénis
Simone Griscelli © |
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