une rose fille aurait été suffisant
juste une rose
car la porte du monde ce matin là...
vibrait au sommet d'une rose
et d'une fleur de lilas..

il y avait là
deux papillons d'émeraude
butinant des fleurs de jacquard
quelques hirondelles
et vous mademoiselle
qui enveloppée de la brunante
allez de rêve en ivresse
offrant votre coeur en pâmoison

conquérir la belle
conquérir l'horizon...
il n'y eu besoin que d'une rose
pour illuminer son coeur
la belle qui glanait
sur la roseraie en fleuraison

vous aviez raison
seule la rose
a conquis la belle en sa maison....

eh qu'est ce que je vous disais
une rose aurait suffi...
et moi je serais parti... Juste une rose

aujourd'hui les portes du monde
sont au bout d'un poème
retenez-moi, retenez-moi...
je m'en vais je m'enfuis
ici passe les roses
qui s'évanouissent a l'horizon...
c'est l'infini qui dévore les mondes
qui appelle
retenez-moi retenez-moi
je ne sais si je reviendrai...
adieu la belle

l'infini s'en va et me rappelle...
regardez là-bas près de la lune
le soir tombant
peut-être m'y verrez-vous encore
entre le ciel et les dormants....
vous embrasser la belle
la nuit venant...

Yves Drolet© 20/11/2003

Michel Charrier© - Roses

Alors voici la rose...

Juste une rose
à peine éclose
au jardin d'éphémère
Dans ta pleine lumière
Une rose
dont la splendeur
aura conquis mon coeur
Et cette rose
la voici
qu'il y tremble au jour qui s'enfuit
mon émotion


Régine

Regardez là

Aux portes du monde,

Là près du rosier en fleur

Doucement suivant la vague

En esquivant les épines

Et vous mirant dans le reflet du soleil

Qui se berce sur une feuille tendre,

Suivant la route des ancêtres

ui naît de découverte en découverte

À chaque battement de votre coeur

Vous voilà

Soudainement au pied des monts...

 

 

Regardez

Là naissent les orients fabuleux

Les soleils hermaphrodites

Là qui dansent dans la nuit de ces vacarmes mélodieux

La mer avec ses reflets pourpres

Étale ses apparats merveilleux...

Ici le soleil se baigne sans ombre

Et les vagues qui le portent

S’embrasent à son jeu...

 


Ici défilent les Europe

Les conquistadors amoureux

La sève des Balkan de rêves

Et l'amour de Juliette

Pour un Roméo éperdu...

 


Ici naissent les Afrique

Continents ténébreux qui s'enfuient dans l'ombre verte

Des forets de ligneux...

Ici le ciel se perd

Quelques fois sur le sable il va sautillant

D’une dune à une autre essayant de fuir le jour...

Ici naît l'Afrique

Dans l'onde du fleuve

Qui va d'une mer à un autre plan du monde...

 


Regarde comme ces fleuves sont envoûtés par les mers d'Asie

Par l'océan Mongol

La grande dérive des Chine antiques

Et des Japon mystérieux...


Ici naît le monde

L'Histoire

Qui jamais ne s'écrit,

Mais qui coule comme le flot

D'un battement de coeur

Entre nous deux...

 

Là-bas regarde

Fuyant les artères caverneuses

Il découvrira l'Amérique

Rêve mirifique

Qui ne sera jamais la fin des cieux...

 


Attention !

Il faut suivre le rayon de soleil

Celui qui glisse sur la feuille tendre

Celui dont la rose se repaît

Sinon ton cœur te mène à la roseraie...

La vivent les abeilles

Mon amour

Et parfois mes regrets

Mais ici s'écourtent mes jours

Et la pluie qui vient m'éloigne à jamais...

 


Attention !

Il faut vraiment suivre le rayon de soleil

Et alors


Vous verrez cet au-delà des Amériques

Cet univers immense et chimérique

Qui vous reçoit les bras ouverts

Ici naissent les cieux

Là où le soleil aime la mer..


Yves Drolet©
15/11/03

 

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